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Métro 3 Bruxelles : « Ça va encore durer longtemps ? »
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Métro 3 Bruxelles : « Ça va encore durer longtemps ? »

Julie de Schampheleer10 décembre 2024

Les projets d'infrastructure ont souvent tendance à s’éterniser. Des retards de quelques mois, années, voire des décennies, ne sont pas rares. Un véritable défi pour ceux qui doivent en assurer la communication. Comment continuer à communiquer sur un projet qui n'avance pratiquement pas ?

Qu'il s'agisse de la construction d'une nouvelle route, de la modification d'un ring ou de la construction d'une nouvelle écluse, les grands projets prennent du temps. Plus le projet est complexe, plus les procédures sont longues. Encore une nouvelle étude, encore une note, encore une enquête publique. Parfois, cela semble interminable.

Tout le monde connaît ce genre de projet. Qu'il s'agisse de la liaison Noord-Zuid à Houthalen-Helchteren ou du tram à Liège, un long délai de réalisation et beaucoup de remous sont souvent des dénominateurs communs. Une conséquence logique de l'impact et de la complexité du projet, ainsi que de l'espace limité dans lequel il doit être réalisé.

Métro 3

La construction du Métro 3 à Bruxelles s'inscrit également dans cette liste. La STIB, société de transports en commun à Bruxelles, et le programme d'investissement fédéral Beliris travaillent à l'extension d'une ligne de métro existante à Bruxelles. Les travaux sont très complexes. Imaginez creuser un tunnel de plus de quatre kilomètres sous des quartiers densément peuplés, dans une ancienne zone marécageuse et à travers plusieurs communes. De plus, le dossier est politiquement très sensible et la procédure d'aménagement du territoire se déroule, pour le moins, avec quelques difficultés. La preuve : l'étude des incidences sur l’environnement n'a pas duré six mois comme prévu, mais dix-neuf.

L'artiste Oli B met la main à la pâte pour mettre en avant les travaux du Métro 3 à Bruxelles.
L'artiste Oli B met la main à la pâte pour mettre en avant les travaux du Métro 3 à Bruxelles.

Comment continuer à communiquer ?

Plus un projet s'éternise, plus il devient difficile de faire preuve d'inventivité en matière de communication. Même pour un professionnel chevronné de la communication, il est difficile de continuer à puiser dans sa boîte à astuces. Il est pourtant crucial de continuer à communiquer de manière proactive. C'est le seul moyen d'éviter que l'intérêt pour votre projet ne s'estompe. C'est ainsi qu’il a fallu procéder pour le Métro 3.

1. Communiquez sur des sujets connexes

Les périodes creuses offrent des opportunités. Vous pouvez accorder une attention particulière aux groupes cibles qui ne se reconnaissent pas suffisamment dans la communication habituelle.Pour le Métro 3, par exemple, l'équipe de communication a conçu des bannières de chantier adaptées aux enfants. Sur les réseaux sociaux, des posts ont été publiés avec des explications didactiques sur des concepts techniques complexes. À l'aide de supports visuels, on explique par exemple ce qu'est un radier.

2. Communiquez visuellement

Les images fonctionnent toujours, surtout lorsqu’elles sont animées. Les vidéos sont particulièrement adaptées pour mettre en avant une autre facette du projet. L’équipe du Métro 3 a présenté, dans une série de vidéos fluides, des interviews d’artistes dont les œuvres sont exposées dans les stations de métro bruxelloises. Cela a donné lieu à une série de clips sous le titre « L’art dans le métro ».

3. Communiquez sur les coulisses

même si un projet semble au point mort, il se passe toujours quelque chose en coulisses. N’hésitez pas à en parler. Les riverains sont curieux de savoir, et cela fonctionne bien sur les réseaux sociaux. Des conseils tirés du projet Métro 3 ? Un reportage photo du chantier ou un timelapse sur quinze mois de travaux. Une autre idée sympa : des images d’archives des stations de métro, comparées à leur future version.

N’abandonnez pas !

Lorsqu’une procédure s’éternise, il est tentant de rester tranquillement dans son coin à attendre. Mais cesser de communiquer est la pire chose que vous puissiez faire. Pourquoi ? Parce que vous donnez ainsi à vos adversaires l’occasion d’occuper l’espace dans l’opinion publique. Si l'équipe de communication baisse les bras, vous risquez de vous retrouver avec des informations incomplètes et biaisées. Persévérez ! C'est en persévérant qu'on finit par gagner.

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